Prix Slam Cedeao au Masa 2022 : C’Katcha revient sur son sacre

C’Katcha fait partie des artistes-slammeurs qui montent en puissance en Côte d’Ivoire. En pleine ascension depuis le début de sa carrière en 2015, la nouvelle coqueluche du slam a franchi un nouveau palier suite à sa distinction Prix Cedeao du slam au Masa 2022 à Abidjan, lors de la cérémonie de clôture de l’évènement, le 12 mars dernier. Premier acte de candidature au Masa, première sélection, et premier sacre. Dans cette interview à Nord Sud, C’Katcha revient sur cet inoubliable moment.

Pour nos lecteurs, qui est C’Katcha ?

A l’état civil, c’est Coulibaly Katcha Bienvenue. Je suis passionné d’art, de théâtre, de la danse, de la peinture et de l’écriture artistique. Je suis beaucoup plus connu en tant que slammeur.

Vous avez été auréolé du prix de la Cedeao en slam. Comptez-nous cette aventure depuis votre sélection pour participer au Masa 2022 jusqu’à cette consécration ?

Lorsque j’ai reçu le message qui a annoncé ma sélection pour prendre part à cet évènement, j’étais hyper heureux. Depuis 2014, j’ai toujours été au Masa pour regarder des spectacles ou aider des gens qui ont été sélectionnés. Donc le fait d’être sélectionné en tant qu’artiste, c’est une grande joie. Le Masa reste l’un des plus beaux marchés en Afrique et peut-être même dans le monde. C’était donc une occasion pour moi. Je vais donc avec cette joie. Mon spectacle en slam est rempli de couleurs, je donne le meilleur de moi. Je suis un amuseur et je me suis amusé sur la scène.

Que contient le trophée que vous avez glané et que représente-t-il pour vous ?

Le prix contient une enveloppe de 2000 dollars (près d’1 million 200.000 francs CFA). Il représente le début d’une aventure, d’une très belle aventure.

Comparativement à vos concurrents, quel a été votre point fort ?

Je ne saurais le dire parce les slammeurs étaient tous talentueux. Les textes étaient hyper forts. Seul le jury pourrait nous le dire.

Quels sont vos objectifs aujourd’hui en tant que slammeur ?

C’est déjà avoir beaucoup de sollicitations ici en Côte d’Ivoire et ailleurs. Aussi des contrats bien garnis. L’idée reste de faire de grandes scènes avec de grands publics. Et aussi produire autant que je peux. Aujourd’hui, j’ai deux albums plus une mixtape. Je suis auto-producteur de ces opus. Je veux avoir plus de productions audios et vidéos. L’objectif de tout slammeur c’est que le slam puisse avoir une place importante dans le cœur des Ivoiriens. Ce qui fera que beaucoup d’Ivoiriens consommeront cet art. Et peut-être qu’on dira un jour que le slam nourrit son homme ici en Côte d’Ivoire.

Réalisée par Charles Assagba

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