Aujourd’hui, outre les limiers du ministère du Commerce et de l’industrie, la Côte d’Ivoire s’est dotée de plusieurs organes chargés de la régulation des prix sur le marché.
Il y a le Conseil national de la consommation, chargé de faire des propositions au gouvernement en tenant compte des demandes des consommateurs.
Sans oublier, le Conseil national de lutte contre la vie chère, qui doit veiller à la mise en œuvre effective des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie ; assurer une veille permanente sur les prix des produits de grande consommation ainsi que sur leur disponibilité sur toute l’étendue du territoire national ; assurer le suivi du respect des accords signés entre le gouvernement et les opérateurs économiques dans le cadre de la lutte contre la vie chère ; proposer des réponses aux revendications sociales émanant des centrales syndicales et des associations de consommateurs liées à la flambée des prix des produits de première nécessité.
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Il faut compléter ce tableau par la Commission nationale de la concurrence qui, comme son nom l’indique, doit veiller à une saine concurrence entre les opérateurs du secteur en matière de fixation de prix.
«Aujourd’hui, le constat est que ces structures n’existent que de nom. Elles ne jouent pas leur rôle», regrette Marius Comoé, président du Conseil national des organisations de consommateurs de Côte d’Ivoire (Cnoc-CI). Autant de boulons que l’Etat doit resserrer s’il veut avoir un contrôle sur le marché.
Raphaël Tanoh
