La société américaine connue pour son vaccin contre le Covid-19 vient de lancer un essai clinique d’un vaccin contre le VIH. Selon le média français la Croix, c’est le tout début d’une aventure prometteuse, mais qui n’aboutira pas avant au moins dix ans.
Un essai de phase 1 a démarré ce jeudi 19 août sur 56 volontaires pour tester un vaccin contre le VIH. À terme, «l’objectif est d’offrir une protection contre l’infection, il est préventif et non thérapeutique», précise Olivier Schwartz, de l’unité «virus et immunité » de l’Institut Pasteur. La phase 1 n’est que le tout début du processus : elle vise simplement à évaluer la sécurité du produit et ses éventuels effets secondaires.
Deux produits seront testés. Tous deux se basent sur un premier essai vaccinal mis au point par l’institut américain de biologie Scripps et l’Iavi (l’initiative internationale pour un vaccin contre le sida). Ce test est constitué d’une nanoparticule, une sorte de «bille», qui présente des protéines de l’enveloppe du VIH, synthétisées pour venir «titiller» notre système immunitaire. En s’appuyant sur le savoir-faire de Moderna, cette nanoparticule a été «transformée» en ARN messager (ARNm). Au lieu d’amener les protéines toutes faites, c’est leur code génétique qui sera injecté, sans entrer dans le noyau de nos cellules. Plusieurs vaccins contre le VIH ont déjà été jusqu’en phase 3 d’essais cliniques, sur de larges populations, sans succès.
Raphaël Tanoh
