Un exemple du coût de l’inaction : Des routes 10 fois plus chères

A Abidjan, bon nombre de routes sont construites pour durer une quinzaine d’année mais se trouvent endommagées en quelques mois en raison d’évènements climatiques extrêmes. Si d’autres facteurs peuvent expliquer ce phénomène (caniveau bouché, qualité des travaux, et.), la non prise en compte des risques climatiques (inondation, forte chaleur) dans leur conception en est surement une cause majeure. L’expérience internationale a démontré que la prise en compte des changements climatiques dès la conceptualisation des projets de routes est financièrement plus rentable que de construire une route moins chère mais plus vulnérable (Banque mondiale, 2017). En effet, il est estimé que dans les zones à risques les coûts de réhabilitation d’une route non-adaptée aux changements climatiques sont en général 10 fois plus élevés que pour une route adaptée. Si le coût initial de construction est plus élevé pour cette dernière, celui-ci est largement compensé par les économies accumulées au cours du cycle de vie de la route.

Bakayoko Youssouf

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