A terme, si rien n’est fait par la haute direction du parti au pouvoir, cette crise de leadership au sein du Rhdp à Bouaké fera le lit de l’opposition.
Le Pdci-Rda réduit à l’état de vestige dans la commune de Bouaké va refaire surface comme le phoenix qui renaît de ses cendres. En effet, le vieux parti a perdu en 2001 la commune de Bouaké qu’il détenait depuis 1956. Une défaite due aux mésententes entre les cadres de ce parti.
De 1995 à 2000, Konan Konan Dénis dit KKD est maire de la commune de Bouaké. Après le coup d’Etat de 1999 qui a renversé le régime d’Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo est élu «dans des conditions calamiteuses» à la suite d’une élection organisée par le Général Guéi Robert, chef de la transition militaire. Laurent Gbagbo organise des élections municipales en mars 2001. Le Pdci-Rda aligne le ministre du gouvernement déchu de l’Environnement, des eaux et forêts, Jean Claude Kouassi. Le maire sortant Pdci-Rda, Konan Konan Dénis, se sentant frustré de n’avoir pas été retenu, décide d’aller aux élections. Il est suivi par N’guessan Joël, un autre cadre du Pdci-Rda dans la localité.
Au final, du fait des divisions au sein du PDCI, c’est Fanny Ibrahima du Rdr qui rafle la mise.
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En 2013, lors des élections municipales dans cette même ville, l’histoire se répète avec un candidat indépendant, Djibo Youssouf Nicolas.
Le RDR opte pour la reconduction de Fanny Ibrahima. Mais une querelle au sein du parti favorise plusieurs candidatures. C’est ainsi que le candidat indépendant Djibo Nicolas est élu. Plus tard, il remettra sa victoire au RDR.
Enfin, le Pdci-Rda du fait de ces querelles de leadership, a encore fait l’amère expérience des lendemains désenchantés de la division. Il est privé du conseil régional du Gbêkê remporté dans les urnes en 2018. Suite aux ennuis judiciaires du président élu Mangoua Jacques, le conseil régional était géré par la 1ère vice-présidente et député de Sakassou Ndia Kouamé Marie Ange. Des querelles entre cadres du vieux parti au sein du conseil vont conduire à mettre le conseil sous délégation. Le Pdci-Rda est donc délesté de cet outil de développement du fait des questions judiciaires certes mais aussi des querelles de leadership.
C’est ce syndrome qui guette le Rhdp dans le Gbêkê aux futures échéances électorales.
A condition qu’il règle ou taise ses divisions dans le Gbêkê.
Allah Kouamé, correspondant permanent