A l’occasion de la première session du conseil municipal de Bouaké de l’année 2021, tenue, le samedi 17 avril 2021, le conseil a validé un projet de réorganisation du cadre organique des emplois à la mairie. L’enjeu étant de parvenir à une baisse de la masse salariale qui est aujourd’hui de l’ordre de 68% du budget global de fonctionnement.
La norme recommandée étant de 30%, la tutelle a fait des injonctions à la commune de Bouaké, pour parvenir à un équilibre des choses. L’application de cette mesure s’est heurtée à l’opposition des travailleurs qui sont entrés en grève.
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Pour donner des chances de voir la décision appliquée, Djibo Nicolas, le maire de la commune de Bouaké, a décidé que cette mesure doit s’opérer autour du départ négocié d’agents, sur la base du volontariat.
«Le réajustement du personnel se fera sur tout le reste du mandat. Pour répondre à l’injonction de la tutelle, nous n’irons pas massivement. Dans un premier temps, nous allons demander au personnel qui désire partir volontairement et souhaitant bénéficier des mesures d’accompagnement, l’option choisie ici, ce sont les départs négociés», a informé le maire de Bouaké.
C’est dans ce cadre que le samedi 24 juillet 2021, à la 2ème session du Conseil municipal de l’année 2021, le conseiller municipal Ettien William Aldo, en sa qualité de porte-parole du Conseil, a annoncé que dans le cadre de la restructuration du personnel, ce sont au total 117 agents qui ont opté pour un départ volontaire.
«Il y a eu des départs négociés. Ceux à qui on reprochait quelque chose ont été libres d’accepter ou de refuser. La quasi-totalité a accepté de partir. On a fait aussi une ouverture pour les départs volontaires. Ça nous a permis d’avoir 111 personnes qui, au 30 juin 2021, sont parties d’elles-mêmes. Il y a eu une deuxième vague de 6 personnes qui partira à fin juillet 2021. Au total, on aura 117 agents. Cela permet à la mairie d’économiser sur la masse salariale, près de 250 millions de FCfa. Ce qui diminue la pression sur la trésorerie», s’est réjoui Ettien Willaim Aldo.
Au titre des mesures d’accompagnement pour ces départs, tous les agents bénéficieront du paiement des droits légaux de rupture de fin d’engagement avec paiement des préavis, du paiement de six mois de salaires anticipés, du rachat de la pension de retraite pour les agents engagés avant la crise de 2002 et n’ayant pas atteint les 15 ans de cotisations CNPS. Sans oublier le paiement des dettes liées aux indemnités de départ à la retraite, au titre des années 2018, 2019, 2020.
Sous la houlette du maire Nicolas Djibo, une autre faveur de grande portée a été faite aux agents qui partent à la retraite. Les dettes liées aux indemnités ont été totalement apurées pour que les agents concernés puissent bénéficier d’une pension.
Allah Kouamé, Correspondant permanent