Rentrée solennelle : Une nouvelle forme d’évaluation pour les étudiants

Adama Diawara annonce des changements au sein des universités.

De grands bouleversements attendent les universités et grandes écoles, publiques comme privées. Pour commencer, les étudiants des campus seront bientôt évalués de manière continue. Une promesse faite ce mardi, par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. À l’occasion de la rentrée solennelle 2021-2022 des établissements de l’enseignement supérieur de Côte d’Ivoire, qui s’est tenue à l’université de Cocody, Dr Adama Diawara a proclamé la fin très prochaine des évaluations uniques de fin de semestre. Désormais, il y aura une interrogation écrite qui comptera pour 10% ; un devoir, pour 30% et un examen de fin de semestre (60%). Ensuite, a expliqué le ministre devant les doyens d’UFR et les enseignants, une moyenne pondérée de l’étudiant sera calculée à partir de ces notes. C’est elle qui déterminera sa valeur. Bien sûr, s’est empressé de souligner Dr Adama Diawara, des échanges sont prévus avec les responsables des universités avant la mise en application de ces mesures. Une mesure qui pourrait amener plus de rigueur au sein du temple du savoir.  

Evaluation

Autre point important sur lequel Dr Diawara est revenu, mais cette fois-ci, en détail : L’évaluation des établissements supérieurs privés (universités et grandes écoles), à partir de 2022. Au cours de cette évaluation, selon le ministre, il y aura une note pour les infrastructures recensées dans chaque établissement, une note pour les équipements, une note pour la qualité de l’enseignement, une note pour les taux de réussite à l’examen du brevet de technicien supérieur (BTS). Il y aura même une note sur le « rendement interne ».  C’est le taux d’insertion des diplômées que chaque établissement présentera. Evidemment, aucune école ne tient de telles données. Et Dr Adama Diawara prévoit un travail pour établir les critères de détermination dudit taux.  C’est la pondération de toutes ces notes qui permettra d’attribuer une note définitive à chaque grande école ou université privée.

Puis, ces établissements auront un quota de bacheliers affectés, qui sera fixé en fonction du classement. En gros, plus votre note est bonne note, plus vous avez de nouveaux bacheliers. Attention, a mis en garde le ministre, il y a une note en-dessous de laquelle tout établissement sera disqualifié : pas d’élève affectés !  Reste la faisabilité d’un travail aussi minutieux. 

Dialogue

Placé sous le thème, « un enseignement supérieur apaisé et de qualité », cette rentrée académique doit être l’occasion d’apporter un nouvel état d’esprit au campus. Du moins, d’après le ministre. « J’en appelle à la responsabilité de tous les acteurs, tant du secteur public que du secteur privé », a interpellé Dr Adama Diawara. Après avoir rappelé le leitmotiv de l’université, ‘‘dialogue social, espace apaisé, civisme et citoyenneté’’, il a demandé l’arrêt des « grèves intempestives ». Ajouté au manque de culture civique et citoyenne, selon Adama Diawara, ce sont des maux qui plombent le système d’enseignement supérieur. Le ministre a demandé aux acteurs, de la concertation, cela, dans « la conscience des limites budgétaires » de la Côte d’Ivoire.  Aux enseignants, il a promis le dialogue, l’amélioration de la gouvernance dans les établissements supérieurs publics, l’utilisation optimal des infrastructures.

Raphaël Tanoh

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