Pourquoi les 8 élèves-maîtres ne seront pas sanctionnés

Affectés par le Cafop de Yamoussoukro à Bonzi, les 8 élèves-maîtres ont retrouvé leur lieu de travail.

Libérés mercredi soir, les 8 élèves-maîtres qui avaient été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur l’attaque du convoi du ministre du Budget, le 31 octobre dernier, ont finalement regagné leurs lieux de stage.

Selon Jérôme Ourizalé, porte-parole d’un collectif d’enseignants qui avait été créé pour demander leur libération, il n’y a aucune crainte qu’ils subissent des sanctions administratives ou disciplinaires. Ils ont repris leurs postes normalement. «Le directeur du Cafop (ndlr, Centre d’animation  et de formation pédagogique) de Yamoussoukro a compris qu’il y avait eu erreur à leur sujet, alors les élèves-maîtres ne risquent rien», a signifié ce vendredi M. Ourizalé. Pour eux, passés ces quelques moments de traumatisme, ce sera simplement le retour à la normalité.

Les élèves-maîtres ont été libérés parce qu’au terme de l’enquête, il a été établi qu’ils n’avaient rien à voir avec les évènements du 31 octobre passé, date à laquelle le cortège du ministre a été attaqué. Ce jour-là, l’adjudant Seydou Sanogo avait disparu. Le 21 novembre dernier, un corps calciné retrouvé aux environs de Bonzi (censé être celui de l’adjudant), a amené les gendarmes à faire une descente dans la zone. 98 personnes avaient été arrêtées dont les 8 élèves-maîtres. 

Raphaël Tanoh

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