Les vrombissements des pelleteuses continueront de faire monter les décibels à Port-Bouet. Réalisée ce dimanche en dépit de quelques échauffourées, l’opération de délocalisation de l’abattoir de Port-Bouet sur le site de l’ancienne casse d’Adjamé est suivie, ce lundi d’une opération de déguerpissement. La cible des caterpillars déployées ce lundi? les maisons du quartier Abattoir. Dans le cadre de la lutte contre le désordre urbain, 595 foyers du quartier qui avaient été déjà déguerpis en 2018, selon le District Autonome d’Abidjan seront à nouveau délogés. « Cette opération fait suite à une campagne de sensibilisation menée auprès des populations (…) après plusieurs séances d’information et de concertation », précise l’institution dirigée par Cissé Ibrahima Bacongo.Un site de 10 hectares à Anani dans la commune de Port-Bouët, divisé en terrains de 75 m², soit 726 lots au total sera mis à la disposition des habitants départis de leur logis, à en croire la note du district. « Les opérations de désherbage, d’apport de terre, de compactage, d’installation de poteaux électriques et d’adduction d’eau potable sur le site se poursuivent, avec des commodités prévues telles qu’une école primaire, un centre de santé, un marché et des lieux de culte », précise le communiqué. Le District autonome d’Abidjan a par ailleurs souligné que cette opération vise à assainir cette zone impropre à l’habitation, située à la lisière du complexe de l’abattoir de Port-Bouët, où les populations sont exposées à divers dangers, notamment les maladies endémiques liées à la proximité avec les animaux et les activités d’abattage.
Charles Assagba
