Le choc tant attendu pendant ces élections législatives n’a pas déçu. Et, comme dans tous les chocs, des grands sont tombés. Des poids lourds qui partaient parfois favoris dans leurs fiefs.
Au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), huit ministres adoubés par le chef de l’Etat n’ont pas assuré. Il s’agit de Kafana Koné Gilbert qui a perdu de justesse Yopougon au profit de Michel Gbagbo ; Sidi Touré qui laisse Béoumi à N’Guessan Kouamé Joachin du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). Sans oublier, Jean-Claude Kouassi (Bouaké sous-préfecture), Lataille N’goran Koffi (Dimbokro), Raymonde Goudou (Toumodi sous-préfecture), Brice Kouassi (Didievi) et Siandou Fofana (Port-Bouët) malgré la requête prtée devant le Conseil constitutionnel.
Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) de Laurent Gbagbo qui n’était pas encore créé avant les deux législatives précédentes fait son entrée au Parlement. Là aussi de grandes figures ont été battues. Parmi elles, Marie Odette Lorougnon, Moise Lida Kouassi, Laurent Akoun, Bruno Gnaoulé Oupoh, Christophe Blé et Nestor Dahi. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), quant à lui, se remet difficilement de la défaite de Kouassi Kouamé Patrice (KKP) à Yamoussoukro.
Raphaël Tanoh
