Inscription de la Côte d’Ivoire sur la liste grise du GAFI : Le gouvernement répond à l’opposition

Gendarme mondial de la lutte contre le blanchiment d’argent, le Groupe d’Action Financière (GAFI) a placé la Côte d’Ivoire sur sa liste grise.  Si l’opposition, notamment, le porte-parole du PPA-CI, Koné Katinan voit en l’intégration de la Côte d’Ivoire sur cette liste, la preuve des lacunes du pays, le gouvernement voit le verre à moitié plein.

« Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt avec la déclaration du porte-parole du PPA-CI. La sortie est en contradiction avec les performances de notre pays. Il y avait 82 indicateurs, nous n’en avons pas atteint 14. Nous avons fait beaucoup d’efforts et ces efforts ont été saluées » a précisé le porte-parole du gouvernement en marge du conseil des ministres.

Amadou Coulibaly a par ailleurs relevé des pans du communiqué du GAFI qui mettent en exergue les efforts consentis par la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Selon le porte-étendard du gouvernement ivoirien, l’ajout de la Côte d’Ivoire sur cette liste est à analyser avec relativisme. D’autant que des puissances économiques africaines comme l’Afrique du Sud et le Nigeria qui y figurent également ont beaucoup plus d’indicateurs non-atteints, a-t-il argumenté.

Pour le ministre de la communication, la figure du parti de Laurent Gbagbo rame à contre-courant des opinions des institutions financières sur la Côte d’Ivoire. « Ailleurs on félicite nos performances économiques et puis chez nous même ici, on a certains qui veulent ternir l’image du pays avec ce qui est une décision provisoire et qui est un encouragement à faire mieux. On ne fait pas la politique partout, on ne fait pas la politique avec tout », a-t-il souligné.

Le ministre ivoirien a par ailleurs exhorté Koné Katinan à s’inspirer de l’exemple de solidarité des populations ivoiriennes. « Certains politiciens gagneraient à apprendre de la population. Les ivoiriens savent se retrouver autour de leurs pays. Ils l’ont montré à la CAN et avec le phénomène Djenebadjaba de Debordo face à nos beaux camerounais ».

Charles Assagba

Related posts

A six mois de la présidentielle : pourquoi le PDCI doit tourner la page Thiam

Radiation de Tidjane Thiam : “ Ce n’est pas au chef de l’État de décider qui va aux élections et qui ne va pas” (porte-parole du gouvernement)

Radiation du candidat du PDCI de la liste électorale : le résultat d’une impréparation de Tidjane Thiam

Le site Web nordsud utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Lire la suite