Haïti est encore en proie à ses démons : Le président de la République, Jovenel Moïse, a été assassiné par un commando armé dans la nuit de mardi à mercredi dans sa résidence privée dans la banlieue de Port-au-Prince. Une annonce faite ce mercredi 7 juillet par le Premier ministre haïtien, Claude Joseph.
Selon les informations données par ce chef de gouvernement sortant d’Haïti, cette attaque a été perpétrée vers une heure du matin, ce mercredi, lorsqu’un groupe d’individus non identifiés, dont certains conversaient en langue espagnol, ont attaqué la résidence privée du président de la République. Ils l’ont blessé mortellement.
Contrairement aux premières informations obtenues ce matin de source médicale, il semblerait, selon une déclaration du directeur de la communication de l’ambassade de la République dominicaine en Haïti, José Luis Soto, que Martine Moïse serait encore en vie après avoir été grièvement blessée par le groupe armé qui a tué son mari, le président Jovenel Moïse.
Le Premier ministre a condamné cet acte qu’il juge odieux, inhumain et barbare ». Il a par la suite appelé les populations au calme tout en assurant que la situation sécuritaire du pays est « sous contrôle ».
Il a, par ailleurs, décrété l’état de siège sur l’ensemble du territoire et conféré ainsi l’ensemble des pouvoirs à l’exécutif.
Le monde occidental, unanimement, condamne cet assassinat et s’inquiète de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays.
Issu du monde des affaires, Jovenel Moïse, 53 ans, avait été élu président en 2016 et avait pris ses fonctions le 7 février 2017.
Ahmed Coulibaly