Fin de l’aventure du sélectionneur, Patrice Beaumelle, avec les Eléphants de Côte d’Ivoire. Suite à l’expiration de son contrat, le technicien français, s’est vu notifier, ce 6 avril, la fin de son bail sur le banc des pachydermes. En toile de fond de sa non-reconduction, la tenue le 23 avril prochain, de l’élection du prochain patron de la Fédération ivoirienne de football (FIF), l’employeur des coachs. «Le Comité de normalisation est censé laisser place à un nouveau comité exécutif, le 23 avril. Nous ne pouvions donc pas reconduire le contrat du sélectionneur. Ce serait imposer en quelque sorte un staff technique au prochain président de la FIF, ce qui est incongru. (…) Le contrat de Beaumelle était arrivé à terme, il y a de cela à peu près deux mois, mais nous lui avions fait un avenant pour les deux matchs amicaux. Vu que les Eléphants n’auront pas de matchs jusqu’à la tenue de l’élection, nous ne pouvions donc pas le prolonger», nous confie une source bien introduite au sein du comité de normalisation. Notre interlocuteur balaie également du revers de la main les avis selon lesquels cette séparation ferait suite aux mauvais résultats engrangés par la sélection. «Même s’il avait remporté la CAN, il n’aurait pas été reconduit, du moins, pas par le comité de normalisation. Tout simplement parce que ce n’est pas à nous de décider», souligne notre contact. De mars 2020 à avril 2022, l’ex-assistant d’Hervé Renard a un bilan de 10 victoires, 5 nuls, 5 défaites (33 buts inscrits et 22 buts pris) en 20 matchs. Suite à la défaite face au Cameroun (1-0) alors qu’un nul aurait offert le billet qualificatif aux coéquipiers de Haller pour le Qatar, il aura essuyé un échec et mat à qualifier la Côte d’Ivoire au mondial. Sous son autorité, les doubles champions du monde ont également plié l’échine en huitième de finale de la CAN 2022 face à l’Egypte aux tirs au but.
Charles Assagba