Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a échangé ce mercredi 27 juillet 2022 avec les porte-parole des différents collectifs des docteurs dits «non recrutés», à son cabinet au Plateau.
Durant plus de trois heures, les docteurs Bosson Bertin et Diakra Bogui et tous les autres intervenants ont fait des propositions au prof. Adama Diawara allant dans le sens de la résolution de cette crise. Ils plaident, entre autres, pour leur intégration professionnelle via «un statut» qui restera à définir de commun accord.
Le ministre a insisté sur la composition sur table qui reste en l’état pour la suite des concours de recrutement à venir. Pour le ministre Diawara, «il ne saurait être question de supprimer les épreuves écrites» car celles-ci participent de la crédibilité du concours. Prof. Adama Diawara a promis d’être plus regardant lors des auditions pour garantir une bonne lisibilité au concours de recrutement des enseignants du supérieur. «Je veux m’assurer que ceux qui seront retenus sont de bons enseignants. Il nous faut avoir de l’ambition pour la Côte d’Ivoire et ses universités», a fait remarquer le ministre Adama Diawara.
Notons que cette rencontre est la deuxième du genre en l’espace d’une dizaine de jours. La première entrevue entre le ministre Adama Diawara et les différents collectifs des docteurs non recrutés a eu lieu le mardi 19 juillet 2022. Au terme de celle-ci, le ministre a été on ne peut plus clair en demandant à ses hôtes d’éviter de «se répandre sur les réseaux sociaux». Il leur a conseillé «la retenue» et «la modestie» dans leurs agissements. «Je vous demande d’éviter de brûler vos thèses et d’éviter la grève de la faim. Je vous demande à vous préparer pour les différents concours de recrutements qui seront lancés bientôt et ne faites pas d’une fixation le problème de la méthodologie, du mode opératoire du recrutement», avait conseillé le ministre Adama Diawara.
Aussi, le Pr. Adama Diawara avait-il annoncé le lancement du concours de recrutement des enseignants du supérieur pour un total de 152 postes à pourvoir, avec «cette fois-ci la précision des domaines, des mentions et les spécialités». Quant à la session 2023, elle sera lancée au premier trimestre de l’année prochaine avec au moins 600 postes à pourvoir.
Raphaël Tanoh, avec Sercom
