Docteurs ‘‘non recrutés’’ à l’université: Un problème de niveau ?

Les docteurs issus de nos universités ne veulent qu’enseigner.

La marche des docteurs annoncée pour ce mercredi devant la présidence de la République au Plateau, pour réclamer leur recrutement en tant qu’enseignants à l’université, pourrait être suspendue. Au moment de la publication de cet article, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique était d’accord pour rencontrer les ‘‘marcheurs’’, ce vendredi.  Les 3 000 docteurs, membres du collectif, plaident pour la signature d’un décret spécial par le chef de l’Etat afin d’être recrutés dans les campus.

Une situation qui dure depuis des années. Ces docteurs disent ne pas comprendre que, malgré le déficit d’enseignants à l’université, ils ne soient que très peu à être recrutés . Et ils sont soutenus.

«Chaque docteur paye 50 000 FCFA, rien que pour s’inscrire dans une université, afin d’être recruté. Et on sait que pour multiplier leur chance, ils s’inscrivent dans de nombreuses universités. Cela n’a rien à voir avec les frais de dossiers. Malgré cette souffrance, on refuse de les recruter, pendant que nous avons besoin d’enseignants», plaide Johnson Zamina Kouassi, secrétaire général de la Coordination nationale des enseignants et chercheurs de Côte d’Ivoire (Cnec). À l’entendre, le besoin d’enseignants est tel que certains parmi eux sont obligés de faire la navette entre deux villes.

Le principal problème qui se pose à la commission nationale de recrutement, c’est la qualité des dossiers soumis. Un membre de ladite commission, sous le couvert de l’anonymat, parle de faible niveau. D’après lui, pendant la sélection, ils relèvent par exemple des fautes chez certains postulants, qui ne sont pas dignes d’un docteur. Des accusations que les concernés balaient du revers de la main. Comme d’habitude, ils sont soutenus par les enseignants d’universités. « Certains parmi eux ont passé leurs thèses avec mention très bien », souligne la Cnec.

Que faire alors de ces docteurs non recrutés qui n’ont d’autres débouchés que l’enseignement ? Dr Adama Diawara tentera d’apporter une réponse à cette question.

Raphaël Tanoh

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