Les bulldozers du ministère de la Construction, du logement et de l’urbanisme continuent leur travail de démolition. Ce mardi 19 juillet, selon les services du ministre Bruno Koné, une villa duplex construite sur le lot n°423, îlot 37 du lotissement dénommé « Abata Oribat 40HA » dans la commune de Cocody, a été démolie. Comme toujours, le propriétaire n’avait pas de permis de construire. Ce qui porte le nombre d’immeubles démolis à 43, à mi-chemin de l’année 2022. Alors qu’on en était à 51 durant l’année 2021, tout porte à croire que ce chiffre sera dépassé, sous peu. Mais, comment les services du ministre parviennent-ils à épingler les ‘‘filous’’, dans cet exercice ?
Panneaux de construction
Il y a trois méthodes. La plus courante étant les litiges qui se soldent par la condamnation d’une des parties. Si vous avez tort et que vous êtes en chantier, le bâtiment est quand même terrassé. Puis, il y a les dénonciations par les particuliers. Comment reconnaître un chantier sans permis ? Eh bien, d’après le ministère de la Construction, tout est dans les détails. Un chantier sans panneaux de construction, par exemple, est un chantier sans permis. Le panneau de construction donne, entre autres, le numéro du permis, le maître de chantier. «Une construction bizarre doit également doit être signalée. Car, les propriétaires n’ont pas le plus souvent de permis», notent les services du ministère de la Construction.
La dernière méthode, ce sont les patrouilles de la brigade de contrôle et d’investigation. Le ministère de la Construction ne peut pas établir depuis ses bureaux qu’une construction n’a pas de permis de construire. Parce que ce type de chantier n’est pas signalé, donc ne figure pas dans les fichiers. C’est l’une des raisons pour lesquelles, très souvent, les immeubles sont épinglés lorsqu’ils sont déjà hauts.
Raphaël Tanoh
