Contre la fraude aux concours : Des pistes de solutions

Les travailleurs ont beaucoup gagné sous Ouattara.

Ressassée depuis des années, la lutte contre la fraude aux concours semble au contraire amplifier le phénomène. Outre le coup de maître de Koné Zakaria en 2019, et quelques rares arrestations, la répression contre ce fléau reste à la traine. La solution pour les candidats et jeunes diplômés, c’est en premier lieu, la volonté politique. La plupart des réseaux de fraude ont pour source, certaines directions de nos ministères. Parfois, lorsqu’on suit le fil rouge, il mène plus haut. Le souci pour chaque régime de renvoyer l’ascenseur à ses électeurs ouvre la porte, hélas, à ce type de pratiques.  Comment lutter contre la fraude si le législateur lui-même est coupable ?

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Ensuite, il s’agira pour les autorités de cultiver le mérite. La plupart des cas de fraude sont provoqués par les candidats eux-mêmes, persuadés qu’en passant les concours même avec un bon niveau, ils seront recalés faute de n’avoir pas graissé une patte. Le fait de voir leurs devanciers réussir par ce procédé les conforte dans cette pratique. Il faut donc punir les fautifs et en faire des exemples. Parallèlement, mettre en lumière l’excellence.

Pour recruter du personnel à la police, à l’ENA ou à l’Infas, les épreuves proposées aux candidats se ressemblent le plus souvent. Dictée, culture générale, etc. L’autre solution serait donc la création d’un office central des examens et concours, comme c’est le cas au Burkina Faso. Ainsi, toutes ces épreuves seront organisées sous la supervision d’une seule entité, avec moins de frais et une seule visite médicale. Pour une meilleure gestion, les frais seront acheminés directement au Trésor. Dans le même sens, il faudra aller vers le ‘‘e-concours’’, avec notamment l’introduction du numérique dans l’organisation de ces épreuves. Le système des questions à choix multiple (QCM) pourrait avoir toute sa place. Ainsi, on aura moins de personnes dans l’organisation et donc peu de risques de fraude. Mais, l’informatisation demande une plus grande maîtrise.

Raphaël Tanoh

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