Un appel du pied. Le gouvernement du Burkina a demandé, ce mercredi 6 avril, le soutien de la Cedeao sur le plan humanitaire et militaire. « Le gouvernement a déjà demandé un soutien humanitaire et militaire de la part de l’institution », a déclaré Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres de ce jour. « Nous attendons que cette Cedeao des peuples puisse se pencher sur cette doléance et nous apporter son soutien », a-t-il poursuivi.
Le conseil des ministres a donc clairement abordé la question des relations entre le Burkina et la Cedeao. Le porte-parole du gouvernement a rassuré que les négociations sont en cours et que les discussions se poursuivent afin d’harmoniser les points de vue avec l’institution communautaire. Le gouvernement a noté par ailleurs que la Cedeao est dans de bonnes dispositions. Il espère un soutien de l’organisation régionale notamment dans la lutte contre le terrorisme et son accompagnement dans la gestion de la crise humanitaire.
Lors de son dernier sommet à Accra le 25 mars 2022, la Cedeao s’était dite très préoccupée par la durée de la transition fixée à 36 mois et avait aussi demandé la libération sans délai et sans condition de l’ex-président Roch Kaboré.
Bakayoko Youssouf