13 soldats burkinabè ont été tués dimanche 20 mars 2022 lors d’une embuscade de djihadistes présumés, dans l’est du pays, selon un bilan des forces armées publié lundi. Des sources sécuritaires évoquées par l’Agence France presse (AFP) ajoutent 5 soldats morts lors du passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé (IED). Deux incidents distincts. Ce qui donne 18 soldats tués.
« Une unité militaire engagée dans une opération de sécurisation dans la région de l’Est a été accrochée à une vingtaine de kilomètres à l’est de Natiaboani, ce dimanche 20 mars 2022 », indique le communiqué.
« Au cours des combats, 13 militaires ont malheureusement été mortellement touchés et 8 autres ont été blessés », poursuit l’armée qui assure que plusieurs assaillants ont été « neutralisés ».
Dimanche soir, une source sécuritaire avait évoqué un bilan de 12 morts lors de cette attaque. Natiaboani est une commune rurale située à une soixantaine de kilomètres au sud de Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est, régulièrement visé par des attaques de groupes armées depuis 2018.
Selon l’agence d’information du Burkina, une quinzaine de jeunes ont été enlevés par des individus armés à l’issue d’une attaque, à Nagré, près de Natiaboani, vendredi.
En 10 jours, il s’agit de la sixième attaque recensée, dans le nord et l’est du Burkina Faso. Au total, 23 civils et 25 militaires (gendarmes et soldats) sont morts dans ces attaques.
Bakayoko Youssouf