KKB  : “Je suis certes parti du ministère, mais” 

KKB s'est prononcé sur les accusations de viol dont il est la cible.

Muré dans un silence depuis son départ du gouvernement à la faveur du remaniement ministériel, Kouadio Konan Bertin, l’ancien Ministre de la réconciliation national a in fine embouché la trompette  sur le laps de temps passé à la tête de ce département ministériel et les circonstances de son départ. “Je suis certes parti du Ministère, mais parti le coeur léger et rempli de sentiment de gratitude et fier du devoir accompli auprès du premier d’entre nous”, a révélé l’ancien membre du gouvernement qui aura endossé ce costume du 15 décembre 2020 – 6 octobre 2023 (2 ans, 9 mois et 21 jours).

A la faveur d’un tournoi de football lancé dans son village natal, Bocanda, sous le parrainage du Ministre de l’agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, KKB n’a également pas manqué de brûler un cierge au patron de l’exécutif ivoirien. “Je suis de mémoire d’autochtone de Bocanda, c’est un grand privilège, le premier de notre région appelé à siéger au gouvernement de la République. Cette opportunité a été donnée à notre zone par un homme exceptionnel, le président de la république de Côte d’ivoire. Vous et moi devons une profonde reconnaissance à cette personnalité pour avoir fait pour nous ce qui n’a jamais été auparavant’, a-t-il indiqué.

Encarté au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, le principal parti d’opposition, KKB s’était acoquiné au parti au pouvoir en maintenant sa candidature indépendante à l’élection présidentielle faisant la sourde oreille aux instructions de l’opposition coalisée qui avait fait un appel au boycott en vue délégitimer une candidature isolée du président Alassane Ouattara. Un choix qui avait suscité le courroux de l’opposition et son excommunication du vieux parti. A la faveur du renouveau incarné dans son parti par l’avènement de Tidjane Thiam, les observateurs s’interrogent quant au choix de KKB entre un retour au PDCI qu’il dit ne pas avoir quitté en dépit de sa mise au ban ou une transhumance politique vers le Rassemblement des Houphouëtistes pour le développement et la paix. En électron libre de tout poste électif ou nominatif depuis son remerciement de l’équipe gouvernementale, l’avenir politique de KKB donne libre cours à toutes interprétations. 

Charles Assagba  

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