Base militaire de N’Dotré : Qui se cache derrière l’attaque ?

Des précisions sur l’attaque de la base militaire de N’Dotré ont été données ce jeudi.

On le sait maintenant : Les assaillants qui ont attaqué le 2ème Bataillon projetable basé à Anonkoua Kouté dans le nord d’Abidjan dans la nuit du 20 au 21 avril dernier, venaient du Liberia. Cette information a été donnée ce jeudi soir au journal télévisé de 20h, par le commissaire du gouvernement, Ange Kessi.

Ces individus, au nombre de quatre, au dire d’Ange Kessi, étaient munis de téléphones portables. Une fois neutralisés, les militaires ont mis la main sur lesdits téléphones. Des téléphones qui n’arrêtaient pas de sonner, après l’attaque, d’après les explications d’Ange Kessi.

«Les numéros provenaient du Liberia», indique le commissaire du gouvernement, en se basant sur l’indicatif 231 qui apparaissait sur les écrans.

Pourquoi ? Pour Ange Kessi, l’attaque a probablement été perpétrée pour prendre l’arsenal militaire de la base. C’est la seule explication plausible, puisqu’ils ne pouvaient à l’évidence pas prendre possession des lieux. Les commanditaires de l’attaque appelaient donc, selon Ange Kessi, pour savoir comment l’attaque s’était déroulée. 

Si de nombreuses questions restent sans réponse, selon Ange Kessi, ils étaient venus pour tuer. Il s’agit d’un groupe bien organisé. Ensuite, ce n’étaient pas des Djihadistes, en a déduit le commissaire du gouvernement. Fait marquant, d’après les propos d’Ange Kessi, le quatrième assaillant qui était blessé et qui a été conduit à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA), a été interrogé pendant une dizaine de minutes par les limiers de l’Etat, avant de rendre l’âme.

Et l’homme a donné des informations intéressantes. Des informations qui servent en ce moment aux enquêteurs qui sont sur l’affaire. L’enquête qui a été ouverte à ce sujet, selon Ange Kessi, aura des répercutions internationales.

À noter que parmi les quatre assaillants qui ont attaqué la base militaire, il y avait un ivoirien connu sous le nom de Nepa Valentin, né à Tabou, tandis que les trois autres étaient des Libériens.

Par ailleurs, des opérations de recherches ont cours en ce moment, pour retrouver toutes les personnes impliquées dans cette attaque, selon le colonel Boubacar Sakho, porte-parole de l’état-major de l’armée. Toutes les dispositions ont été prises, d’après le colonel, pour que les populations vaquent tranquillement à leurs occupations.

Raphaël Tanoh

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