Anne Ouloto à Gbagbo : «Le peuple Wê n’est pas né pour pleurer»

Ce samedi 9 avril 2022, avec le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique et Député de Daloa, Touré Mamadou, Anne Désirée-Ouloto a participé à la cérémonie d’intronisation du chef Pouho Gilbert, chef central de la communauté Wè de Daloa. A cette occasion, l’essentiel du message de la ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration a été une invitation à la culture de la paix, de l’union et de la cohésion lancée à sa communauté représentée par de nombreuses délégations venues de plusieurs villes du pays notamment Bouaké, Bouaflé, Séguéla, Man, Guiglo, Gagnoa, Duékoué, etc. Il faut rappeler que cette cérémonie se déroulait au même moment où l’ancien Président de la République, Laurent Gbagbo, tenait un meeting à Guiglo, capitale de la Région du Cavally.

Elle a donc déploré les mots prononcés dans le pays Wê par Laurent Gbagbo avant de demander à ses parents de ne pas prêter oreilles à l’ancien chef de l’Etat. Mais plutôt de se concentrer sur les résultats des actions de développement de la région entreprises par le Président Alassane Ouattara. «Ce qui compte, ce n’est pas l’histoire du passé. Mais plutôt l’expérience de demain. Après les élections, on ne parle pas. Mais on travaille. Malheureusement, en Côte d’Ivoire, il y a certains qui ne font que parler. Nous, les Wê, ne sommes pas nés pour pleurer. Nous ne sommes pas nés pour enterrer les morts. Quand ils parlent, ils ne parlent que de 2011. Il y a eu 2002, où des familles ont été tuées dans plusieurs localités dont Semien par des MI24. Un leader doit faire attention à ce qu’il dit. Un ancien chef de l’État doit aller visiter ce qu’il a fait quand il dirigeait au lieu de venir dire des mots qui choquent les populations», a critiqué la présidente du Conseil régional du Cavally. Anne Ouloto a insisté sur la notion de l’union du pays Wê. Avant de rappeler qu’après son élection, le Président Ouattara a fait beaucoup pour le pays Wê à qui il a rendu sa première visite avant que cette communauté soit la seule à être reçue au Palais présidentiel à Abidjan le 22 octobre 2012. Cette rencontre intervenait effectivement près de six mois après la visite de quatre jours du chef de l’Etat dans le Grand-ouest, l’une des zones qui a été le plus frappée par les affres de la guerre pendant la crise-post-électorale. Elle marquait le énième acte de la volonté d’Alassane Ouattara à œuvrer pour la reconstruction de cette région sinistrée, enclin à des problèmes d’insécurité et de foncier.

La ministre de la Fonction publique a indiqué que sa responsabilité auprès du chef de l’État est de préserver la paix dans ces régions. «J’ai la responsabilité de bien porter ce canari et éviter qu’il se casse»,-a-t-elle souligné.

Pour terminer, elle a exhorté toute la communauté Wê à continuer à travailler à la paix et à la réconciliation. «Si nous continuons à tourner le couteau dans la plaie, nous, peuple Wê du Cavally et du Guémon, nous allons rester en retard», a-t-elle mis en garde.

Bayo Fatim, Correspondant permanent

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