Au moins 65 personnes dont 28 militaires ont péri en Algérie, suite aux incendies qui embrasent le nord du pays. « Ces incendies sont d’origine criminelle « , explique le ministre de l’intérieur, Kamel Beldjoud. De fait, la radio publique algérienne a annoncé, mardi, l’interpellation de trois «pyromanes» à Médéa.
Un quatrième a été arrêté à Annaba, selon l’agence officielle Algérie Presse Service (APS). Outre les origines criminelles, l’amplification des feux est consubstantielle à la canicule et aux rafales de vents qui frappent le Maghreb.
A en croire, Nassim Barnaoui, le porte-parole de la protection civile, soixante-neuf foyers d’incendies seraient encore actifs, dans dix-sept wilayas (préfecture) du septentrion algérien.
Les pôles de propagation les plus importants ont été localisées dans la wilaya de Tizi Ouzou, qui a également connu le plus de pertes humaines. Les villes de Bouira, Sétif, Khenchela, Guelma, Bejaïa, Bordj Bou Arreridj, Boumerdès, Tiaret, Médéa, Tébessa, Blida et Skikda sont touchées, a tweeté la direction générale de la protection civile.
Un récent bilan rendu public à la télévision nationale fait état de 12 militaires « hospitalisés dans un état critique ».
Rappelons qu’un deuil national de trois jours entrera en vigueur à partir du 11 août, en mémoire aux victimes.
Charles Assagba