La mauvaise qualité de sa pelouse et sa non-conformité aux exigences de la Confédération africaine de Football (CAF) font beaucoup parler. Le stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé est en passe de faire peau neuve. 20 milliards francs FCFA, c’est le montant entériné par le ministre des Sports et du Développement de l’économie sportive, Paulin Claude Danho, avec le blanc-seing du sénat pour la rénovation du joyau architectural.
Si le montant a suscité la stupéfaction des Ivoiriens et sur la toile, l’information de la mise aux normes de l’édifice construit dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Chine et la Côte d’Ivoire, a fait réagir ce mardi 14 décembre 2021, le porte-parole de l’ambassade de la Chine en Côte d’Ivoire. Rendue publique sur la page Facebook de la représentation diplomatique, cette note vise à ‘’donner des informations complémentaires en la matière ‘’.
En faisant un rappel des discussions qui ont prévalu à la construction de l’édifice, la circulaire stipule que la partie chinoise a rempli sa part du contrat. «Avant le démarrage des travaux de construction, le groupe BCEGC, entreprise chinoise chargée de la construction du projet, et les départements compétents ivoiriens se sont mis d’accord sur les documents de conception. Le groupe BCEGC a strictement respecté ces documents dans l’exécution des travaux. Le projet a procédé à l’acceptation finale en octobre 2020 et en décembre de la même année, ce stade a été officiellement remis au gouvernement ivoirien», indique le document. Et le porte-parole de donner des gages de la qualité de l’infrastructure. «Tous les projets de dons du gouvernement chinois s’exécutent selon les normes chinoises. La Chine a réalisé plus de mille projets complets de ce genre en Afrique. La qualité de ces projets est appréciée par les pays bénéficiaires», a-t-il mis en surbrillance.
En outre, un pan du contenu exhorte le groupe BCEGC, entreprise chinoise chargée de la construction du projet, à mettre la main à la pâte. «L’Ambassade de Chine en Côte d’Ivoire demande toujours aux entreprises chinoises concernées de ce projet de maintenir des échanges étroits avec les départements compétents ivoiriens et d’honorer les garanties en conformité avec le contrat d’entretien, de sorte que ce projet puisse contribuer au développement du football et des autres sports ivoiriens», enjoint-il.
Les explications du ministre
Pour justifier l’opportunité de la remise en état d’un ouvrage, un an après son inauguration en grande pompe le 3 octobre 2020, le patron du sport ivoirien avait évoqué les normes du donateur chinois et les attentes de la FIF. «Le stade Alassane Ouattara d’Ebimpé est le produit d’une coopération entre la Chine et la Côte d’Ivoire, construit en dehors des infrastructures de la CAN. Donc c’est un don, construit naturellement avec les normes du donateur dans le cadre de la coopération bilatérale. Et nous avons décidé de le mettre aux normes de la FIFA et de la CAF. Ce qui impose que nous puissions faire des travaux de mise en conformité et d’autre part vous aviez raison de dire que la pelouse n’était pas telle que nous l’attendions. Nous avons donc pris la décision de refaire totalement la pelouse aux normes internationales avec de nouveaux procédés afin d’avoir une pelouse hybride, à la fois synthétique et naturelle. Nous serons donc l’un des rares stades en Afrique à avoir cette disposition de pelouse», s’était justifié Danho Paulin Claude devant les sénateurs le 4 décembre à Yamoussoukro.
Charles Assagba
