Le ministre de l’Assainissement et de la salubrité était sur le terrain ce jeudi 7 avril 2022 pour amener les populations vivantes dans les zones à risques à plier bagage. Les communes d’Attécoubé et d’Adjamé ont été visitées par Bouaké Fofana. Alors que la météo annonce de grosses pluies cette année, à Attécoubé, on estime que le déguerpissement reste l’arme essentielle pour éviter qu’il ait d’autres morts lors des averses.
Pour Salif Coulibaly, adjoint au maire d’Attécoubé, chargé des questions de salubrité, personne ne quittera de lui-même ces lieux dangereux. Les zones concernées dans ce quartier sont notamment Agban-Attié où les populations ont construit sur les flancs des collines et Nimatoulaye. «Nous avons chassé à maintes reprises les populations de ces zones à risques, mais elles sont revenues. Il faut cette fois-ci procéder à l’embellissement de ces endroits, après le déguerpissement», explique Salif Coulibaly.
Plus de 44 sites à risques sont dans le collimateur du ministère de la Salubrité et de l’assainissement. Cocody seule en compte 23. De la Riviera Bonoumin à la Rue ministres en passant par le Lycée technique, les années passent mais les zones à risques restent les mêmes. 7 sites sont à Abobo, 7 également à Adjamé, 4 sites à Yopougon. Un site à Bingerville et un à Koumassi. En plus de ces endroits, de nouvelles zones se créent chaque année.
Pourquoi le déguerpissement reste problématique ? Parce qu’il faut engager de gros moyens. Avec la recolonisation des sites, une bonne politique d’embellissement ou d’occupation des zones à risques doit suivre.
Bouaké Fofana a reconnu ce jeudi que le «ministère seul ne peut pas» y arriver. Problème, les mairies ne veulent pas lancer de programme de déguerpissement sans moyen.
Raphaël Tanoh
