Quelques heures après l’annonce de certaines associations de consommateurs qui projettent d’organiser une marche contre la hausse des prix des produits sur le marché, le ministre du Commerce et de l’industrie est monté au créneau pour dénoncer une manipulation.
Le ministre du Commerce et de l’industrie a dénoncé ce dimanche, des informations mensongères faisant état d’une hausse exagérée des prix des produits alimentaires sur le marché. Cela, dans le but de créer la panique au sein de la population.
Au cours d’une conférence de presse animée à son cabinet, au Postel 2 001 (Plateau), Souleymane Diarrassouba a précisé que le kilogramme du sac de riz de qualité ‘‘Rizière’’ n’est pas passé de 8 000 à 12500 FCFA. Il était déjà à 12 500 FCA en 2020, selon Souleymane Diarrassouba. Le prix de l’huile de 20 litres ne dépasse pas les 20 000 FCFA, pour les qualités supérieures. Non, le kilo de viande, avec os, n’est pas passé soudainement de 1600 à 3500 FCFA. Il était déjà à 2600 FCFA en 2020.
Autant de points sur lesquels le ministre est revenu au cours de sa conférence de presse, appelant les consommateurs à ne pas céder aux fausses informations, créées selon lui, pour perturber. Ce qui, par ailleurs, risque d’entraîner des spéculations. Les associations de consommateurs qui incitent à la marche contre la hausse des prix, sont inconnues des services du ministère, a ajouté M. Diarrassouba.
Rationnement
«Nous invitons la population au calme et à la sérénité», a signifié le ministre. Toutefois, Souleymane Diarrasssouba a reconnu que les prix de certains produits ont connu des hausses. Depuis les produits vivriers jusqu’aux matériaux de construction. Mais, a expliqué le conférencier, cela est dû à plusieurs facteurs. Le premier facteur, dit-il, est la pandémie à Coronavirus qui a frappé le monde entier. Le second, propre à la Côte d’’Ivoire, est la baisse des précipitations cette année.
Et le troisième, au dire du ministre, a été provoqué par le rationnement de l’électricité. Mais, a rassuré le conférencier, le gouvernement a oeuvré pour amortir le choc des hausses sur les populations. Par exemple, le prix de la tonne de blé est passé de 250 à 300 Euro en Europe, à cause du Coronavirus. Une hausse de 20%. Mais le prix de la farine n’a augmenté que de 5% en Côte d’Ivoire, grâce aux efforts des autorités, qui sont restées en négociation avec les industriels. Des efforts similaires ont été faits pour atténuer la flambée du prix de certains produits en Côte d’Ivoire. Notamment l’huile. «Nous avons renforcé les concertations avec les acteurs des secteurs concernés», a fait savoir le ministre du Commerce.
Commerçants véreux
Il a ajouté que le gouvernement s’assurera qu’il n’y ait pas de spéculation sur le marché. Les concertations, d’après le ministre, continuent avec les industriels, pour baisser encore plus les prix. Avec la fin du rationnement, et la reprise des précipitations, il rassure que les prix reprendront leurs cours normaux. Dans le même temps, Souleymane Diarrassouba a souligné que le ministère dispose de 300 agents pour le contrôle des prix sur le marché. Un nombre insuffisant, a reconnu le ministre, qui demande la collaboration des associations des consommateurs et des populations pour dénoncer les commerçants véreux.
Quant à la corruption, M. Diarrasouba a rassuré que les agents véreux seront sanctionnés. Certains, d’ailleurs, à l’entendre, ont été épinglés et une procédure disciplinaire suit son cours à leur encontre.
Raphaël Tanoh
