C’est le second effondrement d’immeuble en l’espace de deux semaines dans le district d’Abidjan. Un immeuble habité R+4 localisé à Cocody, Angré 8ème tranche non loin d’un autre bien référencé appelé CGK s’est en effet écroulé dans la nuit du dimanche 6 au mundi 7 mars. Un bilan provisoire actualisé à 21 heures indique 35 victimes :13 évacuées, 17 mises en sécurité, 6 décédées. Alerté à 00 h 26 , le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (Gspm) a mobilisé 35 agents assistés de 8 engins qui se sont mis en branle sur le théâtre de l’incident.

Le bilan provisoire tôt le matin faisait état de « 30 victimes, dont 13 évacuées aux CHU d’Angré, CHU de cocody et à la clinique Jasmin. 17 mises en sécurité ». En prélude à l’extirpation d’autres éventuelles victimes dissimulées dans les gravats, les secouristes s’attèlent à la poursuite des opérations de reconnaissance. « Un périmètre de sécurité a été etabli par la gendarmerie et la police », précise le rapport du Gspm. Dès l’annonce de la catastrophe, le minstre de la Construction et de l’Urbanisme a réagi sur sa page Facebook. Pour Bruno Nabagné Koné, « ces accidents sont évitables si tous les concernés sont plus conscients de leur propre responsabilité ».

« Le MCLU continuera à monter en puissance dans son action de sensibilisation, mais également de contrôle et de démolition des constructions à risque. Aux premiers responsables des constructions, les maîtres-d’ouvrage, je rappelle que le permis de construire est obligatoire pour toute construction en milieu urbain, de même que le recours à un architecte, à un bureau de contrôle ou à un ingénieur-conseil pour la conception de l’ouvrage, le suivi et la supervision des travaux (au-delà de R+2). Construire est une affaire de professionnels. Ne risquons pas nos vies et celles des autres pour quelques économies ou en rusant avec l’Etat et nos lois », écrit-il.
Cette calamité est une note sombre pour le ministère de la Construction qui se félicitait de la diminution drastique des effondrements d’immeubles dans Abidjan. De fait, des mesures draconiennes, dont l’intensification des patrouilles qui sillonnent les chantiers et la destruction des bâtisses en porte-à-faux avec les réglementations avaient considérablement revu à la baisse les sinistres d’affaissement d’immeubles.
Charles Assagba
