Lancé en 2022 pour une durée de 2 ans, le Programme Social du Gouvernement a été au menu du conseil des ministres, de ce mercredi 8 mai 2024. Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication a en effet fait un point d’étape des réalisations à l’actif de cette politique publique. Égrenant le chapelet, il a énuméré la construction de 305 salles de classes, l’électrification de 625 localités portant le taux d’électrification à 86,2% contre 33,1% en 2011 tout en réitérant que la promesse du chef de l’Etat d’atteindre le 100% en 2025 reste à la portée du gouvernement. Le porte-parole du gouvernement a embouché la trompette sur la distribution de plusieurs millions de manuels et de kits scolaires, l’accès à des services de santé de qualité avec des établissements sanitaires hôpitaux nouvellement construits et équipés, l’insertion professionnelle de 200.000 et des transferts monétaires à 200.000 ménages. Dans son évaluation du projet lancé sous la houlette de l’ancien grand-vizir ivoirien, Patrick Achi, il a précisé que « Le taux d’engagement global a atteint 78,41% soit un engagement de 774,4 milliards de FCFA sur 987,6 milliards prévus au budget du PSGOUV2 au titre de l’année 2023. Le montant effectivement décaissé se chiffre à 683,8 milliards soit 69 ,24 % de l’engagement ». Dans son message à la nation à l’occasion du nouvel an, Alassane Ouattara avait annoncé que le PS-GOUV 2022-2044 serait articulé autour de 5 axes phares, notamment : La Lutte contre la fragilité dans les zones frontalières du Nord, l’Amélioration des conditions d’études au primaire, secondaire et au supérieur, l’Amélioration des conditions de vie des ménages, l’Insertion professionnelle des jeunes et service civique et le Renforcement de la solidarité envers les populations vulnérables.
Plaintes des populations sur la hausse de l’Electricité : Le Gouvernement pointe la chaleur du doigt
Les réseaux sociaux se sont fait l’écho du haro des populations relativement à la hausse des factures d’électricité dont le montant, estiment certains consommateurs, serait au-delà des 10% initialement annoncés par le gouvernement à compter de Janvier. Interrogé au cours du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a contextualisé la situation en mettant en évidence l’incidence de la forte chaleur qui augmente l’utilisation des appareils électroménagers, leur consommation d’énergie et par ricochet qui fait gonfler un montant à payer qui connaît par ailleurs une hausse de 10%. « C’est vrai qu’il y a eu une augmentation de 10%. La perception sur nos factures donne le sentiment que cette augmentation est supérieure à 10% mais ce n’est qu’une perception. Le mois de mars est en général le mois où nous avons un pic de chaleur et ce pic entraine un pic sur la consommation d’l’électricité. Sur les 5 dernières années, les factures qui viennent en Avril-Mai sont toujours plus élevées que celles que nous avons avant. Par contre, au mois de Septembre, il y a une baisse parce qu’il fait moins chaud. Si vous prenez vos factures vous le verrez. En période de chaleur, tous nos appareils électroménagers chauffent, il y a une demande en énergie qui est plus élevée, c’est tout cela qui fait augmenter la facture. Dans tous les cas nous aurions eu, cette augmentation parce que nous utilisons plus nos appareils et nos appareils consomment plus d’énergie. », a-t-il expliqué. Ahmadou Coulibaly a par ailleurs précisé que les ménages détenant un compteur à 5 ampères ont eu en moyenne une augmentation de 16% dû à ce changement d’habitude de consommation liée à la chaleur en plus des 10% d’augmentation du tarif. Les compteurs de plus de 10 ampères ont quant à eux enregistré une hausse autour de 36 à 40% qui font grimper l’augmentation de leur facture autour de 50% en incluant les 10% d’augmentation. « Ceux qui ont une augmentation de plus de 50% n’ont pas tort. Près de 40% de cette hausse est lié à la forte demande en énergie électrique des appareils dû à la chaleur qui sévit aujourd’hui. Le gouvernement n’a aucun intérêt à encourager une augmentation des factures qui sortirait des indications qu’il a donné », a-t-il avancé.
Libéralisation du secteur de l’électricité : le gouvernement attend des offres
« Lorsque nous aurons des offres intéressantes sur la production d’électricité, le gouvernement analysera », a répondu le Ministre de la Communication relativement à la promesse du chef de l’Etat de mettre fin au monopole de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité sur la fourniture en électricité dans un élan de concurrence qui permettrait une revue à la baisse du tarif. En effet, à l’occasion de la fête du travail de 2016, le numéro un ivoirien avait indiqué : « Je lance un appel à tous ceux qui souhaitent venir investir dans ces secteurs de le faire pour que nous ayons une saine compétition qui permettra de maîtriser les prix et de baisser le coût de l’électricité. (..) Il faut mettre fin au monopole de la CIE et de la SODECI », avait-il annoncé en grandes pompes.
