C’est la Semaine mondiale d’action pour l’éducation 2022, avec pour thème : « Protégeons l’éducation en situation d’urgence, surtout les couches vulnérables défavorisées, maintenant ». Le comité régional du Réseau ivoirien pour la promotion de l’éducation pour tous (RIP-EPT) de Daloa a organisé, ce vendredi 29 avril 2022 une conférence animée à l’amphithéâtre du Cafop de Daloa. Le Coordonnateur national du RIP-EPT, Kouamé Paulin Junior, a dépeint le triste tableau mondial et de Côte d’Ivoire du système scolaire à la lumière des urgences qui se produisent dans le monde et leurs impacts sur le droit à l’éducation de millions de personnes. Selon lui, avant la Covid-19, on estimait à plus de 35 millions d’enfants déplacés de force dont plus de la moitié en âge d’être scolarisé ne l’est pas. Citant le cas de la Côte d’Ivoire, il a indiqué qu’en 2017 déjà, le MENA dénombrait 1.600.000 enfants en âge scolaire hors du système formel, dont 48.187 handicapés. Face à cette problématique, a-t-il ajouté, le RIP-EPT s’est réjoui de la politique de la scolarisation obligatoire des enfants de 6 à 16 ans, initiée par le gouvernement et la progression du budget alloué à l’éducation. Néanmoins, le conférencier a souligné que beaucoup reste à faire. Car la fermeture des écoles du fait de la Covid-19 a affecté 7 millions d’élèves et apprenants du préscolaire. 3 autres panelistes, Koffi Richmond Kouadio, du Conseil régional du Haut-Sassandra, Niangoran Léopold de la mairie et Kra du Drena, ont fait les bilans des actions en faveur de l’école par leurs structures respectives, chacune selon ses moyens et son champ de compétences.
Bayo Fatim, correspondant permanent
