L’obtention du doctorat n’est pas synonyme de la promesse d’un poste d’enseignant à l’université, sur un plateau. En France, à titre d’exemple, la société civile et l’intelligentsia locale ont fait chorus pour mettre sur pied l’Association Bernard-Gregory. Fondé en 1980, l’organisme «favorise le rapprochement entre les mondes économiques et académiques, facilite la mobilité professionnelle des docteurs, accompagne les entreprises dans le recrutement des docteurs et vient en appui des établissements d’enseignement supérieur». Une inventivité, hors du cadre gouvernemental, qui réussit à faire le pont entre les formations doctorales et le monde du travail. A l’instar de cet institut qui figure aux rangs des références européennes, une kyrielle d’associations de docteurs (la Guilde des Doctorants (GDD); la Confédération des jeunes chercheurs (CJC) et l’Andès, Association Nationale des Docteurs ndlr) a vu le jour. Prenant le taureau par les cornes, ces regroupements de docteurs font des passerelles entre leurs travaux de recherches et les besoins des firmes qu’ils appâtent. Des mécanismes qui leur permettent de sortir la tête de l’eau d’autant que dans l’hexagone, certains docteurs se font également des nœuds à la tête pour avoir du travail. Des exemples dont les docteurs ivoiriens non-recrutés pourraient s’inspirer, en plus de prendre part aux sessions de recrutement de nouveaux enseignants en prélude au renouveau de l’Université ivoirienne. Inévitablement, ils doivent faire preuve de créativité pour ne pas rester longtemps sur le carreau.
Charles Assagba
