Fausse alerte ! Il n’existe « aucune preuve » de la présence du virus Ebola en Côte d’Ivoire. C’est l’information donnée ce mardi par le ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle. Selon un communiqué de Pierre Dimba dont nous avons reçu copie, après de nouvelles analyses de l’Institut Pasteur de Lyon (France) sur les prélèvements réalisés sur la jeune Guinéenne présentée comme infectée, il s’est éverré qu’elle n’était pas atteinte d’Ebola. En fin de compte, l’Institut Pasteur d’Abidjan s’était trompé dans ses analyses, et les autorités guinéennes qui avaient dès le début réfuté ces résultats avaient raison. Cette situation a été confirmée par la suite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
En conséquence, l’organisation « rétrograde désormais ses interventions en Côte d’Ivoire du niveau de riposte à celui d’état d’alerte ».
Le ministre de la Santé, Pierre Dimba, a annoncé pour sa part que le gouvernement avait décidé de « classifier » la patiente guinéeenne « comme non cas de maladie à virus Ebola.
«Cette situation a permis à notre pays de tester son système national de préparation et (de) réponse à une épidémie», s’est toutefois réjoui Pierre Dimba. Après avoir réceptionné 5000 vaccins contre Ebola du pays frère, la Guinée, la Côte d’Ivoire avait commencé à vacciner les cas contacts.
Finalement, depuis son premier cas d’Ebola en 1994, le pays reste prémuni contre la maladie.
Raphaël Tanoh
