La réponse du berger à la bergère. Le président statutaire du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’guessan, a réagi, ce 9 août, au projet de création d’un nouveau parti annoncé par Laurent Gbagbo, suite au conclave du Comité Central de l’aile dissidente du FPI.
Dans une note publiée sur sa page Facebook, le député de Bongouanou cloue au pilori l’ancien chef de l’Etat ivoirien, qu’il accuse d’avoir apposé «la rupture et la division» à sa «demande d’audience» et sa ‘’volonté de dialogue en vue de l’unité du Fpi’’. Pointant de l’index une «décision, dictée essentiellement par la soif de pouvoir et la volonté de revanche», pis, «un défi à notre maturité politique», Affi N’guessan embouche la trompette sur son avenir politique.
«Pour ma part, j’assure les militants et sympathisants du Fpi, l’opinion nationale et internationale de ma ferme volonté de poursuivre ma mission pour la renaissance du parti en vue de la reconquête du pouvoir en 2025», relève-t-il.
Le président du FPI traduit par ailleurs sa déception relativement à la place de l’ex-pensionnaire des geôles de Scheveningen dans le processus de réconciliation nationale.
«Et pourtant ses visites et ses embrassades avec ses tourmenteurs d’hier avaient laissé penser qu’il était véritablement le chaînon manquant de la réconciliation nationale et qu’il aurait à cœur d’œuvrer à l’unité de notre parti. Hélas !», fait-il remarquer à propos de Laurent Gbagbo, qui avait été brandi par ses partisans comme un mantra pour le retour de la paix entre les fils et les filles de la Côte d’Ivoire.
Rappelons que le FPI a été fondé dans la clandestinité en 1982, constitué en parti politique en 1988 et reconnu officiellement en 1990. Le parti a été l’instrument politique de Laurent Gbagbo pour son accession au pouvoir en 2000.
Charles Assagba
