Le 9ème Traité d’amitié et de coopération (TAC) se tient (24 au 27 juillet 2021) exceptionnellement dans un format particulier, avec un différé de la Conférence au Sommet des chefs d’Etat.
Les assises de la IXe Conférence au Sommet, en raison de la crise sanitaire mondiale, se tiennent en deux parties. La première partie (celle en cours, du 24 au 27) se limitera au Conseil conjoint de gouvernement qui sera présidé par les deux Premiers ministres, Patrick Achi et Christophe Dabiré. Le Sommet des chefs d’Etat aura, lui, lieu à une date ultérieure.
C’est dans ce cadre que le directeur général des relations bilatérales de Côte d’Ivoire, Maes Ennio, a invité les experts ivoiriens et burkinabè à renforcer les capacités des Etats à se donner les moyens institutionnels et techniques pour impulser leur développement.
C’était à l’ouverture de la réunion des experts de la 9ème Conférence du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), le 24 juillet 2021 à Abidjan.
«Il est important qu’à l’issue de nos échanges, nous puissions soumettre des alternatives innovantes qui renforcent les capacités de nos Etats à se donner les moyens institutionnels et techniques pour accélérer la mise en œuvre des projets structurants pouvant impulser le développement», a indiqué Maes Ennio.
Cette réunion était essentiellement axée sur l’évaluation de la mise en œuvre des décisions et recommandations du 8ème TAC. Il est également prévu l’examen de dossiers spécifiques.
Après les deux premières éditions en 2018 et 2019, le Forum des hommes d’affaires ivoiro-burkinabé a été également ramené à une date ultérieure.
La première édition, qui a regroupé une centaine d’entreprises ivoiriennes et burkinabé en juillet 2018 à Yamoussoukro, avait révélé entre autres que le Burkina était le quatrième investisseur direct étranger en Côte d’Ivoire, en 2017 et le volume des échanges commerciaux entre les deux pays était évalué à 250 milliards de F CFA en 2016.
En juillet 2019, les présidents Alassane Ouattara et Roch Kaboré avaient adopté des dispositions visant l’optimisation du cadre de mise en œuvre et de suivi du TAC, de même que la périodicité des rencontres des organes statutaires. Ainsi avaient-ils annoncé que la Conférence au Sommet des chefs d’Etat se tiendra tous les deux ans et la réunion du comité de supervision annuellement, précédée de la réunion du Comité conjoint de suivi et d’Evaluation.
Toutes ces mesures devraient entrer en vigueur après la tenue de la Conférence au Sommet du TAC à Yamoussoukro en juillet 2020 (avortée).
En matière de défense, il convient de relever que les deux parties échangent des élèves et stagiaires dans les centres et écoles de formation militaires
Bakayoko Youssouf
